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Instrumentation électronique : une petite baisse, mais la tendance reste bonne

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Le marché de l'instrumentation électronique a connu une baisse l'an passé, après 4 ans de hausses successives. Mais il ne faut pas trop s'en inquiéter, estime le Simtec, le Syndicat professionnel des constructeurs d'instruments de mesure et de conversion d'énergie dans le domaine de l'électronique. Le marché a baissé de 4,7 % l'an passé, pour s'établir à 228,6 M€. Le niveau atteint reste supérieur à celui de 2005, qui avait été lui même en hausse sur celui de 2004. En clair, si le chiffre 2006 s'était situé entre ceux de 2005 et 2007, on aurait eu 4 ans de croissance régulière, quoique modeste.
Cela dit, il n'y a pas de quoi s'enthousiasmer, le marché est à peine au niveau de celui de 1997, et très en deça de ceux des années 1997 à 2001 (avec le fameux pic de l'an 2000, à 448,3 M€, qu'on ne reverra sans doute jamais).
La baisse en 2007 est imputable à l'instrumentation générale (-8,3 %, à 106 M€), l'instrumentation hyper aux fréquences inférieures à 3 GHz (baisse de 17,7 %, à 28 M€) et dans une moindre mesure à l'instrumentation vidéo (-2 % à 7, 2 M€). Par contre, l'instrumentation hyper aux fréquences supérieures à 3 GHz est en hausse sensible (+7,8 %, à 32,8 M€), de même que l'instrumentation pour télécoms filaires (+4,3 %, à 34 M€). Fort heureusement, toutes les autres catégories d'instruments sont à la hausse
Pour le reste, on notera que la France arrive en troisième position en Europe, derrière l'Allemagne et la Grande Bretagne, et que la Défense/aéronautique et les télécoms représentent à eux deux la moitié du marché français de l'instrumentation. La recherche et développement représente 39 % du marché, devant la production (30 %) et l'installation/maintenance (17%), les 14 % restants étant constitués par la revente et l'intégration dans des équipements.
Il y a beaucoup de sujets de réflexion au Simtec. Le Syndicat participe notamment au sein de la FIEEC (La Fédération auquel il est affilié) aux études sur la désindustrialisation et la désaffection des jeunes pour l'industrie en général, et l'industrie électronique en particulier. On sait que les industries électroniques ont beaucoup délocalisé. On s'est rassurés en se disant que la conception se faisait encore en France. Jean-Christophe Prunier, Président du Simtec, estime qu'il faut quand même s'en inquiéter : « Pour faire de la bonne R&D, il faut aussi être impliqué dans la production. Quand vous externalisez la production, à un moment donné, la R&D part aussi... ». Mais la solution au problème n'appartient pas au Simtec

J-F P